En voyant cet article, vous vous direz certainement "Boarf, une de plus qui écrit sur l'amour, ça va pas changer grand-chose!"... Et pour être honnête, je vous répondrai que oui, vous n'avez pas tort. Mais que c'est ma propre expérience que je vais vous faire partager...
J'ai toujours voulu aimer. Aimer quelqu'un, aimer quelque chose, peu m'importait du moment que cela occupait mon coeur. Besoin de combler un certain manque? Peut-être, peut-être... Mais là n'est pas la question.
Je me rappelle l'école primaire, les jeux dans la cour de récré, la cantine, et même la salle de classe... C'était le temps où on avait des "amoureux", où les filles embêtaient les garçons (et la réciproque aussi), où on disait "Beeeerk" quand il s'agissait de faire un bisou à la personne concernée. Je me rappelle les Trap-trap Bisous, les cache-caches améliorés avec des gages, la danse de fin d'année où on devait souvent choisir son cavalier. Les premiers cadeaux aussi...
Puis vint le collège, la sixième. Déjà, là on sentait que ce n'était plus la même chose, qu'on jouait désormais dans la cour des grands. On voyait les couples de troisièmes ou quatrièmes, dans un coin de la cour, en train de s'embrasser (ou de se "rouler des pelles", qu'on disait alors xD). Et même si parfois on était timides, même si parfois on n'osait pas, on rêvait malgré tout au jour où ça nous arriverait, au jour où nous aussi on donnerait et recevrait notre premier vrai baiser. Au fur et à mesure de ces années de collège, notre mentalité a bien changé... Pour ma part je suis tombée amoureuse d'un certain garçon plus âgé, qui ne le saura certainement jamais (et c'est tant mieux). Un certain garçon que j'ai aimé pendant plusieurs années, dont j'ai eu du mal à me détacher, et avec qui j'ai soulé pendant des heures et des heures quelques unes de mes amies, à baver sur ses beaux yeux. Plus la passion est là depuis longtemps, plus on a du mal à s'en défaire... Même si cela vous blesse profondément.
Arrive l'été entre la troisième et la seconde: je rencontre un autre garçon... Je me laisse embobiner par ses belles paroles et ses beaux gestes, même si je sais que tout ça n'est que mensonge. Qu'il est bon d'être aimée, de se laisser bercer par cette douceur... Pourtant je finis par m'en vouloir: je n'ai pas été très honnête avec lui... Mais bizarrement là aussi, il ne m'en veut pas, pour lui "c'est pas grave, c'est juste une histoire d'été, ça compte pas". Puis j'apprends que finalement c'est lui le premier qui n'a pas été honnête dans cette histoire: oui, ce monsieur avait une copine... Et là tout s'effondre. Un étrange sentiment d'avoir été trahie, humiliée quelque part, s'installe en moi. J'ai mal pour moi, et ça peut paraître bizarre, mais pour sa copine aussi... Mal en imaginant qu'elle n'est pas au courant, qu'elle ne le saura jamais et qu'elle vivra très bien sans... Mais j'aurais préféré lui dire la vérité. Préférer une vérité qui dérange plutôt qu'un mensonge encore plus blessant... 6 mois à pleurer, à déprimer, pour un mec qui n'en a jamais rien eu à faire de moi, même pas en tant qu'amie.
Lycée. Des couples partout, partout. Ca ne devient pas une obsession pour nous, mais l'envie est toujours là. Cette envie d'aimer... Encore plus quand tu vois par exemple le Cousin qui est depuis X temps avec sa copine et qu'ils sortent ensemble depuis... la seconde justement. Tu te dis: "Ca sera peut-être mon tour cette année!". Et tu espères. Tu attends, tu penses parfois que ça viendra tout seul à toi, et au contraire d'autres fois tu penses que t'arriveras jamais à rien parce que tu n'oses rien.
Cette histoire est la mienne, mais elle est pareille à celles de centaines de personnes...
[Comment gâcher tout un article en enlevant la chute.]